
Les meilleurs imprimeurs de vêtements cherchent avant tout à obtenir des couleurs vives qui se détachent bien sur le tissu, sans aucune décoloration, et dont la tenue est optimale après lavage. Le problème principal n’est généralement pas l’image elle-même, mais plutôt le système UV utilisé. Les lampes à vapeur de mercure standard émettent un spectre large vers l’encre, ce qui gaspille de l’énergie et génère de la chaleur que les supports ne peuvent pas supporter. Cette chaleur fait bouger les pigments, ce qui affaiblit leur couleur.
Voici l’essence technique de ce processus : une lampe au gallium à 420 nm émet une lumière à spectre étroit, centrée à 420 nm. Cela permet une réaction efficace entre les composants de l’encre et les photoinitiateurs présents dans les encres UV pour tissus pigmentés. On obtient ainsi une liaison efficace entre les composants de l’encre, avec beaucoup moins de chaleur générée. L’intensité maximale d’émission est de 800–1200 mW/cm², et elle est transmise par du quartz sans ozone et des réflecteurs dichroïques qui permettent de régler le spectre en fonction des besoins. La densité d’énergie atteint 500–800 mJ/cm², ce qui suffit pour faire durcir l’encre à la surface sans provoquer de décoloration. La durée de vie de la lampe est supérieure à 5 000 heures, avec une diminution de moins de 5 % de son rendement. De plus, la courbe spectrale reste constante, ce qui évite toute variation pendant le processus d’impression.
Pourquoi cela est-il important en pratique ? Dans l’impression textile haut de gamme, la fidélité des couleurs est essentielle. La lumière à 420 nm cible la chimie de l’encre, et non le support, ce qui permet d’obtenir des couleurs intensément saturées, avec un contrôle précis de la densité des couleurs. Pour les impressions avec des couches épaisseuses d’encre, ce spectre ciblé permet de faire durcir rapidement la couche supérieure, ce qui évite les problèmes de transparence ou de collant excessif.
Dans les systèmes d’impression flexo ou rotative, la faible quantité de chaleur générée protège les tissus élastiques et synthétiques, ce qui maintient une sensation tactile constante. En combinant cela avec une géométrie adéquate des réflecteurs et une positionnement correct de la lampe, on peut augmenter la vitesse d’impression sans compromettre la résistance aux lavages ni la stabilité des couleurs.
Quelques conseils pratiques : Il est indispensable de choisir une lampe adaptée à l’imprimante. Les imprimantes offset nécessitent une durcissement uniforme sur toute la surface du document. Les systèmes flexo et rotatifs ont besoin d’un durcissement synchronisé avec le mouvement du rouleau. Les imprimantes à plat nécessitent que la lumière soit appliquée de manière uniforme sur toute la surface. Assurez-vous de vérifier la longueur du bras de la lampe, la détection de fin de vie de celle-ci, ainsi que le type de connecteur avec votre fournisseur.
Le coût initial de la lampe est légèrement plus élevé que celui des lampes à spectre large, mais cela est compensé par une consommation d’énergie plus faible, moins de produits rejetés, et des intervalles de remplacement plus longs.